Charles-Michel-Anne d’Arcussia du Revest

[ 1710 - 1786 ]

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Un siècle sépare la naissance du Chevalier Louis d’Arcussia d’Esparron de celle de Charles Michel Anne d’Arcussia du Revest. L'un naît en 1613, l’autre en 1710. L'un est un d’Arcussia "d’Esparron", l’autre un d’Arcussia du "Revest". Tous deux descendent cependant en droite ligne de l’union, en 1573, entre Charles d’Arcussia - célèbre pour ses écrits sur la fauconnerie - et Marguerite de Forbin. Ce couple, très fertile, donnait naissance à vingt-deux enfants, les archives nous livrent dix-huit d’entre eux, six filles et douze garçons. Pour ce qui est les enfants "mâles", la grande majorité d’entre eux a été dirigée vers des carrières ecclésiastiques ou apparentées : cinq sont rentrés en Religion, quatre ont intégré l’Ordre de Malte : Henri et Charles Chevaliers en 1597; Jean-Baptiste en 1604 ; Anibal en 1609, les trois autres - François, Jacques et un autre Jean-Baptiste (mais cela n'est pas de certain) - ont formé de belles alliances avec des Demoiselles de " bonnes " conditions.

 

L’aîné François, épousa Louise de Blancard et hérita de son père au décès de celui-ci en janvier 1628; il continua la branche des Vicomtes d’Esparron. Jacques, le bien nommé "cadet d’Esparron", seigneur du Bouisset - du nom d’une terre proche d’Esparron - décède avant son père, peu de temps après son mariage en 1617 avec Marguerite de Puget de Barbentane. Ce deuil mit Jean-Baptiste, le troisième des fils, en position d’hériter. Comme il était d’usage à cette époque, les familles nobles gardaient un des fils cadets au poste de remplaçant d'un frère aîné à qui il pouvait arriver malheurs... Donc Jean-Baptiste bien que onzième enfant du couple Arcussia - Forbin prit la place de son frère défunt et fut prié de se marier, ce qu’il fit en 1623. Il épousa Marie de Puget de Barbentanne, la sœur de la veuve de Jacques, on lui attribua une terre proche d’Esparron au lieu dit "Le Revest", et il fonda la branche dite :

" d’Arcussia du Revest ".

 

Bien que cadette, cette branche aura un destin plus illustre que celle d’Esparron; par le jeu des alliances les descendants des d’Arcussia du Revest s’implantent très vite dans le secteur géographique que l’on nomme aujourd’hui "les Bouches-du-Rhône" où ils font souche. Charles-Michel-Anne descend en ligne directe de Jean-Baptiste d’Arcussia, l’auteur de la branche des "d'Arcussia du Revest." Louis d'Arcussia d'Esparron, chevalier de Malte, est le fils de François de la branche d'Esparron lequel est le frère de Jean-Baptiste, tous deux sont les fils de :

Charles d'Arcussia le célèbre fauconnier, Vicomte d'Esparron 

Charles Michel Anne d’Arcussia nait à Marseille, paroisse Saint-Martin, le 12 septembre 1710.

Il est issu du mariage entre Charles Michel et Madeleine de Lisle lesquels auront trois autres enfants :

Charles-Jacques, Pauline et Thérèse.

  AD 13

« Charles Michel Anne Darcutia, fils légitime de Messire Charles Michel Darcutia et de Dame Magdeleine de Lisle,

est né et baptisé aujourd’hui; son parrain noble Charles du Revest d’Arcussia, sa marraine D[emois]elle Anne

de Fréjus de Bardaloüe […) »

Eglise Saint-Martin:

En 1886, l'exécution des travaux d'ouverture de la rue Colbert rendant nécessaire la suppression

de l'édifice religieux, l’église Saint-Martin fut démolie .

 

 « Le domaine consiste en l'église paroissiale de Saint-Martin et en celle d'une Confrérie de Pénitents qui y est adossée.»

 

«  […] on peut dire que notre église est irrégulière, elle figure à peu près un octogone et se trouve l’une des plus vastes de la cité.

La surface occupe environ 1350 mètres carrés et peu contenir 2.200 personnes assises ;

elle mesure en moyenne 47 mètres de long, 35 mètres de large et 15 mètre de haut […] » (1871)

 

Plan de la ville de Marseille en 1808.

Source BNF.

Charles Michel Anne évolue à Marseille dans le milieu de la grande noblesse : celle de sang et d'armes.

Son père, Charles Michel d’Arcussia, réside dans la cité Phocéenne, rue de Grignan, depuis qu’il y a acheté un très bel hôtel particulier en 1713. Pour parfaire l’éducation de son fils aîné, il décide de le présenter à l’Ecole des Pages de la Grande Écurie du Roi Louis XV à Versailles.


Vue de la Grande &

 de la Petite Écurie du Roi à Versailles

 BNF

 Christine  Martinez-Augias  *

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