Le couple André Toupin, Madeleine d'Arcussia a eu une nombreuse descendance. Cependant, les actes de baptême de leurs enfants ne révèlent rien sur la filiation de leur mère. Pour autant, les recherches ne sont pas totalement vaines. Nous avons obtenu des informations qui s’avèrent très utiles dans la progression du raisonnement :

  Informations recueillies sur le père André Toupin :

 

  • Sa signature : Elle apparait dans certains des actes de baptême des enfants. Son caractère reconnaissable permettra à l'avenir d'identifier André de façon certaine.

  • Son activité : il est fermier sur le domaine du Grand-Logis situé à Corbières. Ce domaine, un ancien relais de poste du XVI eme, existe encore de nos jours. Il a été réhabilité en chambres d’hôtes.

 

 

Ci-dessus le Relais du Grand-Logis : « Situé près de l'ancienne Route des Grandes Alpes, Le Relais du Grand-Logis occupe un relais de poste datant du XVIe siècle. L'établissement se trouve entre Manosque et Pertuis, à 35 km au nord d'Aix-en-Provence et à seulement 5 km de Cadarache… » Photo et texte empruntés au le site de réservation : "Le Relais du Grand Logis"

http://www.relaisdugrandlogis.com/fr/index.html

Informations recueillies sur la mère Madeleine (Martine) d’Arcussia :

 

    On aura noté :  Les variantes dans l’orthographe et / ou le phonème du patronyme "d’Arcussia" qui, de toute évidence, pose un véritable problème aux prêtres qui doivent le consigner dans les actes. Et l’ajout aléatoire du prénom  « Martine » à celui de Madeleine...

 

  

Information recueillie sur le lieu :

 

    A partir de 1684 le couple Toupin s’est installé à Corbières, petit village tout proche de Saint-Paul-lez-Durance. C’est à Corbières qu’en 1687 se déroulent trois événements familiaux dramatiques. En quelques mois la famille déplore plusieurs décès : le jeune Jean périt le 25 février à l’âge de 14 ans, son décès est immédiatement suivi par celui de sa mère Madeleine (Martine) d’Arcussia survenu le 27 février à l’âge d’environ 40 ans;

puis, le 2 mai 1687, c'est au tour de la petite Madeleine, âgée de trois ans à peine, d'être ensevelie dans le cimetière de Corbières.

Décés de Jean TO(u)PIN :

 

« L’an susdit le vingt cinquième février dans l’église parroissialle de ce lieu de Corbières a esté enseveli

 Jean Topin fils d’André fermier du Grand

Logis de ce lieu et âgé d’environ quatorze ans … »

 

La signature du père est celle d'André Toupin, l'époux de Madeleine (Martine) d'Arcussia.

 

 

Décés de Madeleine d'Arcussia épouse Toupin :

 

« L’an mil six cents quatre vingt sept et le

Vingt sept février dans l’église parroissialle

de ce lieu de Corbières a estée enseveli Magdelene

d’Hercutia femme d’André Toupin présent

fermier du Grand Logis de ce lieu et âgée d’environ

quarante ans… ».

 

A noter : la défunte est Magdalene d’Hercutia femme d’André Toupin 

La signature du veuf confirme son identité : il s'agit du même André Toupin qui est fermier à Corbières au domaine du Grand-Logis.

Décés de Madeleine Toupin :

 

« L’an susdit et le second may dans le cimetière

de ce lieu de Corbières a estée ensevelie Magdelene

Toupin fille d’André fermier du Grand Logis de

ce lieu et âgée d’environ quatre ans … ».

 

Ici aussi, la signature du père est celle d'André Toupin, l'époux de Madeleine (Martine) d'Arcussia.

 

Il est fréquent de constater que les veufs - surtout lorsqu'ils sont pères de famille nombreuse - se remarient très vite. Un an seulement après le décès de son épouse Madeleine d’Arcussia, André se remarie avec Adrienne Pourpre, veuve elle aussi.

L’union est célébrée à La Tour d’Aigues le 16 février 1688.

La localisation de La Tour d'Aigues sur la carte de Cassini met en évidence la proximité de Corbières et des autres petites communautés que nous avons déjà croisées au cours du récit.

 Gravure représentant le Château de La Tour d'Aigues avant 1780

L' acte de (re)mariage d'André Toupin est remarquable à double titre :

* Il situe la famille d'André à La Tour d’Aigues dès 1688, cette nouvelle localisation bénéficiera à la poursuite de l'analyse.

André y exerce un temps la profession de cordonnier, il y est le parrain d’une petite Anne Meinier en janvier 1688 et il y décède le 8 avril 1697, à l’âge de 55 ans "environ" (il serait donc né vers 1642).

 

« + Mort André Toupin

Le neuvième avril de la même année a été

enseveli André Toupin décédé le jour précédent âgé

d’environ cinquante cinq ans après avoir reçu les sacrements »

* Puis et surtout, le remariage d'André dévoile sa filiation que nous ne connaissions pas jusqu’alors.

Cette nouvelle information sera essentielle ultérieurement dans la conclusion du raisonnement.

L’acte stipule qu’André Toupin est veuf, et qu’il est le fils de feus André & Geneviève Plantard. On observera la signature de l'époux. Il s'agit, sans conteste, de celle d'André, nous la connaissions déjà.

 

 

 Christine  Martinez-Augias  *

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